Si des pratiques cruelles envers les chats se sont perpétuées jusqu’au milieu du XVIII° siècle, on a perçu bien avant une évolution des esprits montrant plus de sensibilité envers ces petits compagnons et même envers les chats noirs. L. Bobis cite l’exemple de « Mme de La Sablière, amie de La Fontaine, qui résolut de se défaire de sa passion des chiens en les remplaçant par des chats noirs et fut définitivement séduite par ces animaux ».

D’ailleurs, si l’Occident pensait que le Diable était incarné en chat noir, ce n’a pas été le cas chez les musulmans pour qui le chat était un animal respectable qui gardait la maison, qu’il soit noir ou d’autres couleurs ; le prophète Mahomet était ami des chats et on rapporte qu’un chat s’étant endormi sur son manteau, il a préféré le couper plutôt que de déranger le chat. Au Maghreb c’est le chien noir qui porte malheur ; d’ailleurs, le chien reste à l’extérieur des maisons alors que le chat même noir y est un hôte privilégié.