La solidarité face à la maladie, c’est aussi un peu de notre ciment collectif

Notre collectif partage en le signant ce signe fort de préoccupations qui transcende les appartenances catégorielles. Il faut le regarder comme l’expression d’attentes partagées par tous, quelles que soient leurs conditions : maladie ou bonne santé, militants engagés dans la santé ou simples citoyens, connus ou inconnus. Comme si nous étions tous inquiets de voir les inégalités d’accès aux soins et les reculs de la solidarité comme un risque pour la santé : pour soi-même ou collectivement. Car la solidarité face à la maladie, c’est aussi un peu de notre ciment collectif.

Un combat pour un meilleur accès aux soins pour tous

Ce qui frappe aujourd’hui, ce sont les conditions économiques de l’accès aux soins. Surtout après que l’Assemblée nationale a adopté l’augmentation de la taxe sur les contrats de complémentaire santé : au moment où il y a déjà 5 millions de nos concitoyens sans complémentaires, il n’était pas judicieux d’augmenter le coût de la protection sociale porté individuellement par chaque assuré.

Ce qui frappe encore aujourd’hui, c’est l’incapacité à rénover notre système de soins pour qu’il s’adapte aux attentes nouvelles : déserts médicaux, coordination des soins, information et accompagnement des patients. C’est décisif dans un pays où le nombre des personnes malades chroniques va dépasser bientôt les 15 millions de personnes, c'est-à-dire un quart de notre population.

Nous sommes nombreux, parmi les signataires, en raison de nos expériences, de nos expertises ou de nos combats, à savoir que nous ne pourrons approcher la santé de demain avec les recettes d’hier, quel que soit le courant politique qui sortira vainqueur de la présidentielle.

Communiqué