Selon Alain Privat, dans la Lettre mensuelle 136 – Avril 2011, au sujet de ces cellules : « peuvent avantageusement remplacer les cellules souches embryonnaires, en rechercher fondamentale comme dans le cadre de stratégies thérapeutiques pour des maladies génétiques et/ou dégénératives ». L’utilisation des cellules embryonnaires est temporaires, car selon le Dr Lemaître : « à court terme, il nous faut travailler sur ces deux types de cellules, pour pouvoir comparer les résultats ». C’est ainsi pour cette raison que l’Agence de Biomédecine a donné à l’équipe de l’Avenir Inserm le feu vert à débuter les études des lignées embryonnaires.

L’usage de ces cellules en clinique, pour des greffes par exemple, devra en revanche attendre qu’une programmation parfaitement sûre soit mise au point. Puisque la méthode initiale, qui fait appel à des rétrovirus pour transporter les gènes reprogrammateurs, fait courir le risque de réveiller des oncogènes cellulaires. C’est ainsi que Jean Marc Lemaître a mentionné : « l’objectif des chercheurs qui travaillent sur cette technique, c’est de ne plus utiliser les cellules embryonnaires, pour des raisons éthiques. »