La dernière intervention en date de la banque centrale américaine sur ce marché, en septembre 2000, paraît aujourd’hui de la préhistoire : à l’époque, il s’agissait de soutenir le cours de l’euro.

Face à d’autres grandes monnaies internationales, le dollar a connu la même infortune : s’il a été à peu près stable face à la livre sterling, il a perdu près de 10 % face au yen, et chuté d’environ 35 % face au franc suisse. L’euro en embuscade

Le billet vert est toujours la référence sur le marché des changes. D’après les derniers chiffres de la Banque des règlements internationaux, la part des transactions incluant le dollar y était de 88 % en 2007, contre 91 % en 2001.

Mais il l’est moins dans les réserves internationales de change. Au 31 décembre 1999, le Fonds monétaire international évaluait la part des dollars dans les avoirs des Etats en devises étrangères (hors Etats-Unis et Chine) à 74,9 %. Au 30 septembre 2009, il l’estimait à 70,2 %, au plus bas depuis que ces statistiques sont établies.