Saparmyrat Nyyazow Turkmenistan
Par Mag Femmes,
samedi 18 avril 2009 à 04:57 :: Actualités
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Chacune des anciennes républiques soviétiques se débarrasse de l'héritage communiste à sa manière. Certaines, comme la Russie, ont opté sans délai pour la "thérapie de choc". D'autres, comme l'Ukraine et la Géorgie, se sont immobilisées dans l'indécision, dont il a résulté une grande fatigue infligée par les représentants de l'élite politique soviétique, Léonid Koutchma et Edouard Chevardnadze, et des "révolutions colorées". D'autres encore ont vite fait de réaliser toutes les réformes nécessaires, tout en s'assurant la continuité du pouvoir, comme Noursoultan Nazarbaïev au Kazakhstan. Dans d'autres encore, l'establishment soviétique a très vite perdu ses positions, comme en Arménie, ou les a très vite rétablies, comme en Azerbaïdjan où Gueïdar Aliev a été invité à régner. En Biélorussie, le pouvoir s'est retrouvé entre les mains d'un leader populiste
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D'autres encore ont vite fait de réaliser toutes les réformes nécessaires, tout en s'assurant la continuité du pouvoir, comme Noursoultan Nazarbaïev au Kazakhstan. Dans d'autres encore, l'establishment soviétique a très vite perdu ses positions, comme en Arménie, ou les a très vite rétablies, comme en Azerbaïdjan où Gueïdar Aliev a été invité à régner. En Biélorussie, le pouvoir s'est retrouvé entre les mains d'un leader populiste. En Ouzbékistan s'est conservé le régime rigide du pouvoir personnel d'Islam Karimov. Au Tadjikistan, Emomali Rakhmonov, ayant survécu à une guerre civile et en louvoyant entre différents centres d'influence, a réussi à garder le pouvoir entre ses mains. Le Turkménistan, dirigé lui aussi par un leader de type soviétique, issu de la nomenklatura du Parti communiste, s'est transformé en un Etat despotique oriental dont l'économie et la politique, intérieure comme extérieure, se ramènent exceptionnellement à la gestion des flux de gaz naturel.
Les conséquences de la mort de Niazov - du fait qu'il a instauré dans son pays un régime de pouvoir personnel et que le satrape n'a pas laissé de successeur - sont imprévisibles. Il est impossible de davantage serrer la vis, et une démocratisation rapide dans un pays qui n'a jamais connu aucune démocratie, ni à l'époque soviétique, ni à l'époque postsoviétique, est elle aussi fort peu probable. Il ne reste aux nouveaux dirigeants, qui ne sont autre qu'un "Niazov collectif", qu'à annoncer la continuité de la politique, y compris de la politique économique qui préoccupe tout le monde, et donc de la politique gazière.
Avec RIA Novosti
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