Mais tout en souhaitant l’ouverture du métro avant fin 2011, une échéance qui a d’ailleurs été annoncée par le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia, l’envoyé personnel de Nicolas Sarkozy a reconnu l’existence de désaccords liés à des questions financières et des retards dans les paiements.«On est trop près du but pour que l’on s’éternise et je vais user de toute mon influence pour régler les désaccords en cours sur les réclamations», a-t-il indiqué, citant parmi les embûches «la responsabilité des retards», «le coût de ces retards» et les «conséquences financières». «Les Algériens attendent ce métro», a-t-il dit. Sa mise en service «serait un signal fort de notre coopération économique et sociale», a-t-il ajouté.

En fait, ces déclarations ne correspondent pas tout à fait à celles faites par Ouyahia fin octobre 2010, lors de sa déclaration de politique générale devant les députés. Ce jour-là, le chef de l’Exécutif a expliqué que les derniers retards étaient dûs à «l’introduction en cours de nouvelles normes de sécurité», pour garantir au métro «une sécurité maximale», à l’instar des pays européens à la suite de l’incendie du tunnel du Mont-Blanc en 2005.

Ainsi, et malgré le différend entre le groupement Siemens-Vinci-Caf (SVC) et l’Entreprise du Métro d’Alger (EMA), Raffarin rassure qu’il existe toutefois un accord sur les médiateurs. «Il y a encore des désaccords (entre les deux parties française et algérienne) mais il y a accord sur les médiateurs», a-t-il encore souligné. Façon de souligner que les contentieux économiques peuvent être résolus quelle que soit leur complexité.

En fait, lors de sa seconde visite, il est attendu que Raffarin aborde avec ses homologues algériens des projets concernant les PME, la formation professionnelle, le transfert de savoir-faire, les transports, les mines et l’énergie, l’agroalimentaire, la pharmacie et les assurances. Sur la douzaine de projets identifiés, six d’entre eux devraient aboutir à des accords durant cette visite, est-il annoncé par l’APS. Parmi ces projets, il y a essentiellement les dossiers de Renault, Total, Aventis, Lafarge. Sur le plan commercial, la France est le premier fournisseur de l’Algérie avec plus de 6 milliards de dollars et son 4e client avec plus de 4,5 milliards de dollars, selon les chiffres des Douanes algériennes pour l’année 2010.