En 1956, elle joue dans « La Machine à écrire » au côté de Robert Hirsch, chose qui lui a valu une grande reconnaissance de son talent. D’ailleurs dans les années 70, elle a été l'actrice française la plus populaire. Elle tourna plus de cinq films par an jusqu'à la fin de l’année. En 1974, elle connaît un immense succès avec « Madame Marguerite » qui devient un de ses rôles préférés et qu’elle reprend régulièrement jusqu'en 2002. En 1977, elle reçoit le César de la meilleure actrice pour « Docteur Françoise Gailland ». Mais, ayant tourné avec les grands anciens dans les années 1960 (Marcel Carné, Jean Delannoy, Gilles Grangier...), les cinéastes les plus novateurs ne s'intéressent guère à elle. En 1996, elle obtient un César pour la meilleure actrice dans un second rôle pour « Les Misérables » de Claude Lelouch lui permettant ainsi de retrouver sa place parmi les acteurs de cinéma, de théâtre mais aussi de télévision. En 2002, elle gagne le même César pour son interprétation de mère étouffante dans « La Pianiste » de Michael Haneke. En 2006, nous avions appris qu’elle était atteinte de la maladie d'Alzheimer même que sa fille « Giulia Salvatori » avait révélé quelques détails dans sa biographie intitulée « La Mémoire de ma mère ». En 2010, sa fille avait déclaré qu'Annie Girardot ne se souvenait plus d'avoir été actrice, suite à la maladie dont elle souffre. Elle avait déclaré : « Si j’ai un message à faire passer, c’est de ne plus essayer de rencontrer Annie Girardot, d’avoir une dernière photo… Si vous avez aimé maman, surtout….garder d’elle une belle image ». Toutes nos condoléances à sa famille.