Des sources concordantes nous apprennent que les partis de la Koutla devaient se réunir lundi avec le Premier ministre Abbas El Fassi en vue de finaliser le dispositif de coordination qu’ils sont en train d’élaborer. Cette même réunion a été finalement reportée pour la journée du vendredi prochain. En fait, les partis de la Koutla démocratique et leurs partenaires s’activent, depuis un moment, en vue de réunir les conditions d’une coordination efficace de leur action. Au menu des consultations, la nécessité de définir une offre politique cohérente en vue d’assumer le rôle qui leur revient durant cette phase importante de la vie du pays. Sur cet agenda sont inscrites les questions relatives à l’organisation des prochaines échéances législatives de 2012, le code et le découpage électoraux et le contenu des réformes institutionnelles. Les réformes dont il est question ces jours-ci font l’objet de beaucoup d’hypothèses et de supputations qui révèlent l’urgence de leur mise en œuvre afin d’entamer une nouvelle phase dans la gouvernance politique du pays. Il est tout à fait évident qu’il existe une unanimité au sein du champ politique national sur le caractère impératif de mise en œuvre d’une nouvelle génération de réformes. Les instances dirigeantes des principales composantes de la Koutla et des formations politiques, formant la majorité gouvernementale, ont choisi de s’exprimer sur l’urgence d’ouvrir les consultations nécessaires afin d’avancer en rangs serrés et relever les défis du changement. A rappeler que les partis de la Koutla ont eu une série de réunions de consultations au niveau bilatéral (PI/USFP et PI/PPS). Ensuite ces consultations ont été élargies au Mouvement Populaire, au PJD ainsi qu’aux partenaires du PPS au parlement que sont le FFD, le parti Al Ahd et le PRE et enfin aux formations politiques de gauche. Tout récemment, le PAM et le RNI ont rejoint le reste des partis politiques engagés dans ce processus. Un document comportant une plate-forme commune qui définit les contours de réformes constitutionnelles globales aux plans politique, économique et social est en cours d’élaboration, selon nos sources, par les trois partis de la Koutla. De même, le PPS serait en train de préparer un document qui lui est propre, selon toujours les mêmes sources. Les observateurs estiment que l’une des clefs d’entrée à la relance du processus de réformes ne saura être éloignée du projet de régionalisation avancée. Ce projet, pour lequel une commission royale a planché durant plusieurs mois avec la participation d’une équipe pluridisciplinaire de haut niveau, a été finalisé depuis la fin de décembre 2010 et remis à S.M. le Roi. En annonçant le contenu de ce projet lors de son discours à la Nation, le Souverain aurait ainsi montré qu’il restait fidèle à son timing et en cohérence avec la logique de fonctionnement du train des réformes mis en œuvre au Maroc durant la dernière décennie. Ce projet devrait comporter un certain nombre de réformes majeures touchant à la Constitution, aux modes des élections, aux processus de décentralisation et de déconcentration, et à la gouvernance politique etc. Même si les événements du 20 février ont dû intervenir comme un élément contingent par rapport à la conjoncture politique nationale, le Maroc arborera l’image d’un pays qui avance en toute sérénité dans une dynamique de réformes mûrement réfléchies.

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albayane

Driss AISSAOUI