En effet, après les premières conclusions faites par le Procureur de la République de Paris, les trois salariés Michel Balthazard, Bertrand Rochette et Matthieu Tenenbaum accusés et licenciés à tort, ont été blanchis de l’affaire d’espionnage. D’ailleurs, la marque Renault n'a pas été victime d'espionnage industriel en interne et cette affaire est une grande duperie. Ghosn a tenu à présenter ses excuses en direct à ses ex-salariés en faisant savoir qu’il va s’entretenir personnellement avec eux pour leur faire une proposition soit de réintégration soit d’indemnisation. Il a jouté aussi que des mesures disciplinaires seront engagées à l'égard des trois membres de la protection du groupe. Ghosn a aussi déclaré, lors de son entretien accordé à Laurence Ferrari hier soir sur TF1, qu’il n’avait pas présenté sa démission lors de son conseil d'administration et qu’il tenait à restaurer l’image de Renault en interne et en externe. Pour se faire pardonner de cette erreur, Ghosn a déclaré qu’il avait décidé lui et d’autres dirigeants de la maison Renault de renoncer à leurs Bonus de 2010 et ce afin d’indemniser les trois cadres accusés à tort. Cet argent leur rendra-t-il leur honneur et fera-t-il oublier facilement l’humiliation qu’ils ont pu subir?