Maroc manifestation : Une marche pacifique au coeur de la capitale
Par Mag Femmes,
lundi 21 mars 2011 à 05:38 :: Actualités
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Quelque 4000 personnes ont battu le pavé dimanche dernier au centre ville de Rabat. A l'appel du mouvement du 20 février, les manifestants, qui se sont donné rendez vous vers 10 heures du matin à Bab El Had, ont marché pacifiquement jusqu'à la place du Parlement. Les manifestants qui appartenaient à toutes les tranches d'âge scandaient des slogans demandant des réformes et une meilleure gouvernance de la chose publique.
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Ils portaient également des pancartes et des banderoles sur lesquelles on pouvait lire des revendications ayant trait notamment à « l'équité sociale, au droit à une vie digne et une citoyenneté entière ». Les jeunes du mouvement du 20 février, présents dès les premières heures de la matinée, distribuaient des tracts comportant leurs revendications. Ils réclamaient plus de liberté, de démocratie et le droit à de meilleures conditions de vie (accès gratuit aux soins, à l'éducation, à l'emploi, égalité ). Les militants amazighs et islamistes étaient également de la partie. Mais si les premiers demandaient la réhabilitation de la langue et de la culture amazighes, les seconds réclamaient la libération des détenus islamistes. Détail importa nt à relever toutefois, la présence des personnalités politiques et des militants des droits de l'Homme était moins forte que lors de la marche du 20 février. Peu d'entre eux ont pris part à la marche, à l'exception peut être de certains membres du conseil national de l'Union socialiste des forces populaires. Rappelons que la position de la classe politique vis-à-vis de cette marche a été à la fois ambiguë et tiède. Beaucoup de formations ont en effet adopté une attitude plutôt vague et attentiste. Le gouvernement quant à lui était ferme. Pour l'Exécutif, rien ne justifie le fait de descendre dans la rue dimanche 20 mars. Khalid Naciri, porte parole officiel du gouvernement avait affirmé sans équivoque jeudi dernier que : « Il n'y a absolument rien qui puisse justifier le fait de manifester le 20 mars. Je le dis et je le répète : s'il s'agissait d'une manifestation qui vient en réponse à une attitude sclérosée et renfermée, le fait de manifester aurait été compréhensible et défendable ». Le ministre de la Communication avait même accusé des « parties internes bien connues » d'instrumentaliser les jeunes du 20 février. Selon lui, «des parties ayant des agendas et des objectifs autres que la réforme sont derrière l'appel à manifester dimanche 20 mars ». Quelles que soient les positions des uns et des autres, la marche a eu lieu dans un climat serein et responsable. Les manifestants ont exprimé leurs opinions librement et de manière civilisée. Les forces de l'ordre quant à elles se sont faites discrètes, se contentant d'observer de loin les marcheurs. Une belle illustration d'une démocratie en consolidation.
Abdelwahed Rmiche
Le matin
Commentaires
1. Le lundi 21 mars 2011 à 06:23, par marocrabat
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