Après la guerre, le 1er Mai devient identifié au nouveau parti des prolétaires, le PCC, qui poursuit la tradition socialiste des défilés avec banderoles et discours pendant cette ´journée où les travailleurs du monde se libèrent de leurs patrons pour quelques heuresª, comme le dit en 1922 J.B. McLaughlan, le leader des mineurs de charbon de Nouvelle-Écosse.6 Drapeau rouge en tête, aux chants de l’Internationale, comme dans toutes les grandes villes d’Europe des travailleurs se réunissent, parfois seulement quelques dizaines, à Montréal et Toronto comme à Winnipeg et Vancouver et dans les petites villes minières du Nord-Ontario ou du Québec.