Pendant plus d’un an, Sarah Parcak a utilisé des images d’un satellite de la NASA orbitant à 700 km d’altitude, prenant une multitude de clichés haute définition et à infrarouge de la nécropole de Saqqarah et Tanis, un important site archéologique dans le nord-est de l’Égypte.

De nombreuses pyramides, au moins 15, et des villes entières doivent d'ailleurs encore faire l'objet de fouilles. «Tout cela montre à quel point la taille et le nombre des zones urbanisées ont pu être sous-estimés», souligne la chercheuse. Et il ne s'agit là que des sites situés proches de la surface. Le Nil pourrait bien avoir recouvert de sa vase de nombreux autres sites situés aujourd'hui à des profondeurs plus importantes. «Les satellites nous permettent désormais de voir les choses en grand», se félicite Sarah Parcak.