Politique du médicament : des progrès, mais encore des lenteurs
Par Mag Femmes,
mercredi 1 juin 2011 à 06:13 :: Santé
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Dans les suites de l’affaire Mediator°, on peut noter des améliorations dans la transparence des autorités de santé en France. Des retraits du marché de médicaments à risques ont été annoncés. Mais il reste encore beaucoup à faire.
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Début 2011, en France, plusieurs rapports rédigés à la demande des autorités suite à l’affaire Mediator° (benfluorex) ont montré de graves défaillances dans l’encadrement du marché du médicament. Mi-2011, quelques améliorations en termes de transparence sont à noter du côté de l’Agence française des produits de santé (Afssaps). Les séances de travail de la Commission d’autorisation de mise sur le marché (AMM) sont enfin retranscrites sous forme d’un verbatim, et non plus d’un compte rendu squelettique. Certains débats filmés ont été mis en ligne sur le site internet de l’Afssaps.
Après plus de 30 ans de commercialisation de la trimétazidine (Vastarel° ou autre) en France, la Commission d’AMM a enfin conclu à une balance bénéfices-risques défavorable dans les diverses indications de l’AMM et elle a demandé une suspension de l’utilisation de cette substance. L’Afssaps a initié une procédure au niveau européen visant à cette suspension d’utilisation.
La Commission de pharmacovigilance a demandé la suppression des AMM des médicaments à base de pioglitazone (Actos°, et associée avec la metformine dans Competact°), un hypoglycémiant oral d’efficacité incertaine, en raison des risques de cancers de la vessie. L’Afssaps a informé les soignants sur ces risques.
Il reste cependant beaucoup à faire face à des médicaments dont les dangers dépassent largement l’intérêt clinique, et qui sont toujours commercialisés. On peut citer ainsi : le nimésulide (Nexen°), un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) à l’origine de troubles hépatiques graves ; la quinine dans les crampes (Hexaquine° ou autre) qui expose à des thrombopénies parfois mortelles.
Sans compter les nombreux "vasodilatateurs" et myorelaxants qui restent remboursables malgré un SMR « insuffisant ».
©Prescrire
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