Dix ans après le déclenchement des procédures, ce film, produit par Christophe Rossignon ("La Haine", "Welcome") et dont la sortie nationale est prévue pour le 7 septembre, est la première fiction à s'inspirer directement de cette affaire judiciaire qui a défrayé la chronique.

Alain Marécaux était à Tourcoing vendredi. Très longuement applaudi par un public sonné, il ressemble aujourd'hui à un homme reconstruit. Il ne dit rien des ravages de l'affaire d'Outreau sur ses enfants, ni de l'énergie qu'il lui a fallu pour repartir à l'assaut de la vie. À chacun de le deviner. Il nous touche encore, remerciant le public de ses applaudissements qui, dit-il, lui « réchauffent le coeur après ce par quoi je suis passé » . Et il nous dit que rien n'est fini, au fond, puisqu'il en est encore à « essayer de (se) reconstruire ». L'affaire d'Outreau est devenue un film. Ce fut son cauchemar. Sans doute n'est-il toujours pas terminé. La mémoire peut être un poison et si réussi soit-il un film peut-il en être l'antidote ?

Le parking sera gratuit (pour 4 heures, ensuite 60 cents l'heure supplémentaire). Il vous suffira de faire valider votre ticket à l'accueil du cinéma. Le cocktail aura lieu dans le hall de la mairie.

Avant-première sur réservation, uniquement au 03 20 28 26 40.