Mlle DePape est restée en détention un peu plus d'une heure, le temps que le gouverneur général quitte la colline parlementaire et que la cérémonie soit terminée. Aucune accusation n'avait été portée, vendredi en fin de journée. La page a immédiatement perdu son emploi au Parlement.

Le coup d'éclat de Brigette DePape était préparé d'avance. Celle qui étudiait à l'université d'Ottawa avait même rédigé un communiqué de presse.

« L'agenda politique de Stephen Harper est désastreux pour ce pays et pour ma génération, pouvait-on y lire. Nous devons arrêter de gaspiller des milliards sur des avions, des bases militaires et des réductions d'impôts aux grandes entreprises, pendant qu'on fait des coupes dans les programmes sociaux et qu'on détruit l'environnement. La plupart des gens dans ce pays savent que nous avons besoin d'emplois verts, d'une meilleure assurance maladie et d'un environnement plus sain pour les générations futures. »

Elle poursuit en affirmant que le pays a besoin de « l'équivalent canadien du printemps arabe ».