La PPD peut provoquer des allergies retardées avec apparition, en moyenne 9 jours après le tatouage, d’un eczéma reproduisant le motif du dessin tracé au henné. Ces réactions allergiques peuvent être violentes, nécessitant parfois une intervention médicale urgente voire une hospitalisation. Elles peuvent être limitées à la zone tatouée ou s’étendre à la zone avoisinante voire se généraliser à tout le corps. A plus long terme, ces réactions peuvent laisser des cicatrices indélébiles et s’accompagner d’allergies croisées, notamment à des teintures capillaires, des caoutchoucs teintées, certains médicaments, des colorants vestimentaires, et empêcher la pratique de certaines professions comme celle de coiffeur par exemple.

Le service d’Allergologie et Immunologie Clinique du Centre Hospitalier Lyon Sud réserve des places d’urgence dans sa consultation pour prendre en charge ces allergies. Une fois la crise gérée, l’équipe médicale établit un bilan allergologique pour confirmer l’allergie, rechercher des allergies croisées et donner les conseils d’éviction dans la vie quotidienne. Les réactions risquant d’être de plus en plus marquées à chaque nouveau contact, il est important de définir le risque d’hypersensibilité pouvant survenir avec tout produit contenant de la PPD. Le service traite en moyenne 1 à 2 cas par mois, plus en période estivale. De nouveaux tests sont en cours de développement en collaboration avec l’Unité INSERM U851. Ils seront proposés aux patients afin d’améliorer les connaissances et le diagnostic de cette maladie.

Si vous souhaitez faire un tatouage temporaire exigez que le mélange de henné naturel (poudre verte) et d’huile soit préparé devant vous, sans ajout d’autre ingrédient. Vous vérifierez ainsi que la préparation obtenue est de couleur orangée et non pas noire.

Communiqué